Paris Photo jusqu’au 12 novembre sous la Nef du Grand Palais avec une 21ème édition

GABRIEL MIHAI

La grand-messe de la photographie, le plus grand rendez-vous international de la photo avec l’inauguration d’un secteur vidéo, une réflexion sur la manipulation de l’image.

Le défi de cette 21e édition de Paris Photo qui s’achèvera dimanche au Grand Palais, reconnu comme l’événement incontournable des collectionneurs du monde entier, ce millésime 2017 a su évoluer avec notamment l’inauguration d’une programmation films – vidéos et des expositions solos.

Cette année encore, les galeries sont venues nombreuses puisqu’elles sont 151, originaires de 30 pays différents, à avoir pris place sous la nef du Grand Palais. Comme pour les éditions précédentes, elles profitent chacune d’espaces cloisonnés dans lesquels elles affichent leurs dernières acquisitions couvrant un vaste panorama allant du XIXe siècle à nos jours. Cette année, 29 expositions solos ont été présentées et 12 duos, permettant aux visiteurs d’apprécier plus largement le travail d’un artiste et de comprendre sa démarche.

Nous avons apprécié cette initiative menée par plusieurs acteurs, dont la galerie Louise Alexander qui présente une sélection de photographies de Guy Bourdin, Sit Down avec des photographies de Tom Wood, Karsten Greve qui offre un coup de projecteur aux images d’Ilse Bing ou encore la galerie Particulière–Foucher–Biousse avec la série Oh Man de Lise Sarfati, dont une des photographies a servi à réaliser l’affiche de cette édition 2017 de Paris Photo.

À ces galeries se joignent 32 maisons d’édition et libraires venus de 8 pays, réunis aux pieds des escaliers menant au salon d’honneur.
Comme l’année dernière, les visiteurs pouvaient se rendre à l’étage supérieur, dans le salon d’honneur où l’espace Prismes était réservé aux œuvres d’exception, installations et grands formats au nombre de 14.

Au même étage, là où l’année précédente était exposée une sélection des acquisitions réalisées par le Centre George Pompidou ces 10 dernières années, c’est cette année une collection privée qui occupe les cimaises. Il s’agit de celle de la galeriste espagnole Helga de Alvear, intitulée Les Larmes des choses.

L’une des rares femmes photojournalistes dans les années 1930, Ilse Bing, voit son travail salué par une mini-rétrospective sur le stand de la galerie Karsten Grève, qui montre des images faites en Allemagne puis à Paris, avant qu’elle quitte l’Europe, chassée par la montée du nazisme. L’occasion de se plonger dans l’œuvre forte de celle qu’on a surnommée « la reine du Leica », avec des images modernistes à la composition géométrique, des publicités marquée par la « nouvelle vision ». Ses photos de Paris, parfois en grand format, valent vraiment le détour : elles montrent la ville à travers la flaque d’un caniveau, font d’un banal spectacle de Guignol une scène onirique, s’attachent à une simple chaussure. On trouve aussi sur le stand un très bel autoportrait, subtil et dédoublé, pris à travers les vitres d’une fenêtre.

L’éditeurs répartis sur trois secteurs présentent un panorama complet de l’histoire de la photographie, d’œuvres historiques à la création contemporaine, d’éditions rares et limitées aux avant-premières des livres d’artistes.

« Aujourd’hui, la photographie fait partie intégrante de ma vie. Elle crée un mouvement harmonieux entre ma fièvre artistique et mon effervescence professionnelle. »
Karl Lagerfeld

 

PHOTOS: IMPACT EUROPEAN / WPA – BM

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