Opération antiterroriste franco-suisse: huit hommes soupçonnés de projeter un attentat, mis en examen

GABRIEL MIHAI

Huit hommes ont été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentat en France, a indiqué samedi une source judiciaire. Ils avaient été interpellés mardi lors d’une opération antiterroriste franco-suisse.

Présentés vendredi à un juge antiterroriste, ils ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», a précisé la même source. Sept d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Le huitième a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Une neuvième personne a été relâchée, a-t-on ajouté.

Dix personnes âgées de 18 à 65 ans avaient été interpellées mardi matin et placées en garde à vue – neuf en France et une en Suisse – à la suite de ces opérations menées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en juillet.

La personne arrêtée en Suisse est une Colombienne de 23 ans. Elle a été mise en détention préventive. Plusieurs perquisitions ont en outre été menées dans les cantons de Neuchâtel et de Vaud.

Sur les huit hommes soupçonnés de projeter un attentat en France, tous ont été mis en examen ce vendredi pour “association de malfaiteurs terroriste criminelle”. Sept ont été placés en détention provisoire, le huitième a été placé sous contrôle judiciaire.

Au total, 10 personnes ont été arrêtées en début de semaine, lors d’une opération antiterroriste franco-suisse. Agées de 18 à 65 ans, neuf d’entre elles ont été arrêtées en France. La dixième, une Colombienne de 23 ans, a été interpellée en Suisse et placée en détention provisoire pour trois mois. Parmi les autres personnes interpellées figure un Suisse de 27 ans, décrit par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb comme un “prétendu iman” qui aurait endoctriné les autres.

Il s’agissait «d’un groupe d’individus qui correspondent sur des réseaux sécurisés (…) et qui tenaient des propos extrêmement violents», a indiqué vendredi sur franceinfo le procureur de Paris, François Molins, évoquant «un passage à l’acte dans les mois (à venir) en France avec des cibles, par contre, qui étaient plutôt indéterminées».

Selon les premiers éléments de l’enquête, aucune arme n’a été retrouvée au cours des perquisitions en France, dans le sud-est et en région parisienne. Du matériel informatique a en revanche été saisi.

Les investigations ont permis d’identifier et d’arrêter en France cet «imam», homme de 27 ans de nationalité suisse, qui avait une activité particulièrement soutenue sur la messagerie cryptée Telegram.
Mercredi, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait précisé que ces supects étaient «des jeunes pour la plupart qui avaient été endoctrinés par un prétendu imam».

Selon les premiers éléments de l’enquête, aucune arme n’a été retrouvée au cours des perquisitions en France, dans le Sud-Est et en région parisienne, mais du matériel informatique a été saisi.