Marche pour les sciences et contre le septicisme face aux changements climatiques

VÉRONIQUE  YANG

Une marche pour les sciences a été organisée le 22 avril pour lutter contre les positions » anti sciences  » de Donald Trump.

Samedi dernier, 22 avril, jour de la Terre dans plus de 600 villes dans le monde, une marche pour les sciences a été organisée à Paris pour montrer l’importance de la science.

Afin de montrer l’indépendance de la science, un rassemblement à 13h Place Valhaubert près du Jardin des Plantes a eu lieu avec prises de parole et animations avant de partir à 14h vers la Place St André des Arts, près de la fontaine St Michel.Le cortège bon enfant s’est terminé par d’autres prises de parole.

Le but principal de cette manifestation qui a réuni environ 5000 personnes à Paris, était de montrer l’indépendance des recherches publiques et le soutien des citoyens contrairement aux discours politiques.

De nombreux dirigeants d’institutions publiques de recherche nationales ont
soutenu la démarche. Parmi eux, on retrouve EPST dont les PDG de l’INR , du
CNRS et de l’INSERM…Cette journée met aussi en avant les personnels
souvent précaires.

Aux Etats-Unis, depuis l’arrivée du nouveau président, le réchauffement
climatique n’est pas pour lui une priorité, c’est pourquoi les scientifiques
américains ont décidé de résister et se sont organisés pour l’avenir en
matière de climat. Ils ont lancé une opération de collecte de données qu’ils
ont baptisée « Data Refuge »pour stocker des données gouvernementales
relatives au climat sur des serveurs indépendants et ont appelé à une marche
pour la science à Washingtown le 22 avril ainsi que dans d’autres villes du
monde.

En France, des défilés regroupant plus de 12 000 participants se sont aussi déroulés dans plusieurs villes de province dont Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier (où un millier de scientifiques se sont réunis pour réaliser un selfie vu du ciel où on pouvait lire le mot science), Nantes, Nice, Toulouse et Strasbourg. La liberté de la recherche scientifique et son rôle dans la société doivent être garantis, sujet dont les candidats à la présidentielle n’ont pas parlé.

Des dizaines de milliers de personnes se sont donc mobilisées dans le monde,
ingénieurs, chercheurs, enseignants et médecins… ont battu le pavé pour que la
recherche et la protection environnementale ne soient pas amputées dans leur budjet.
Toutefois, selon les organisateurs, cette mobilisation ne visait pas Donald Trump ni son parti, elle servait surtout à attirer l’attention des citoyens.

PHOTOS: BM / IMPACT EUROPEAN – WPA

 

Laisser un commentaire