Les soeurs de Mata Hari sont de plus en plus attirées par l’uniforme militaire

GABRIEL MIHAI

L’armée israélienne a annoncé dimanche que le nombre de femmes dans ses unités combattantes a atteint un niveau record cette année.

Cet année 2700 femmes ont été enrôlées dans des unités combattantes, a indiqué un officier à des journalistes, se référant aux chiffres publiés après le recrutement de novembre.

La plupart des recrues combattantes servent dans des unités mixtes

La première vague féministe au XIXe siècle réclame l’égalité de la reconnaissance des droits des femmes par comparaison aux droits des hommes, notamment le droit de servir dans l’armée qui est revendiqué et progressivement obtenu surtout lors de la seconde vague. Auparavant, rares sont les femmes qui font la guerre, telles Iâhhotep Ire ou Jeanne d’Arc.

Les premiers à avoir créé un corps de volontaires auxiliaires exclusivement féminines dans l’armée sont les Finlandais avec leur organisation appelée Lotta Svärd formée pendant la guerre civile finlandaise : l’armée finlandaise compte alors 150 000 lottas pour 600 000 hommes.

Mars et novembre sont les deux principales périodes de recrutement des appelés dans l’armée israélienne. Le service militaire obligatoire est de deux ans et huit mois pour les hommes et de deux ans pour les femmes.

L’officier a souligné que dans les garde-frontières la proportion de femmes est passé de 15% à 35% en trois ou quatre ans.

Concernant la conscription des juifs ultra-orthodoxes, il a indiqué que le but fixé par le gouvernement, de 3200 ultra-orthodoxes enrôlés, n’avait pas été atteint puisqu’en 2017 seulement 2850 ont accepté d’accomplir leur service militaire.

Le service militaire des ultra-orthodoxes fait depuis longtemps débat en Israël et est régulièrement à l’origine de heurts entre des membres de cette communauté (environ 10% de la population israélienne) et la police.

L’application de la décision de Cour suprême a toutefois été reportée d’un an.
Une décision début septembre de la Cour suprême statuant que les ultra-orthodoxes devaient accomplir leur service militaire comme les autres, et l’arrestation de plusieurs d’entre eux qui ne s’étaient pas présentés aux centres de conscription, ont provoqué des manifestations ces dernières semaines.

L’officier a ajouté qu’il y avait une «hausse générale continue» du nombre d’ultra-orthodoxes dans l’armée qui s’était établie à 15% entre 2016 et 2017, en raison notamment de la croissance démographique importante de cette population.