LE SYNDIC: une satire sur le fonctionnement actuel de l’immeuble des 28 pays de l’Union Européenne

En mettant en scène chaque pays à travers des véritables personnes, il est facile de montrer le caractère parfois caricatural de tous ces voisins vivant ensemble dans le même immeuble crée en 1957 par 6 pays économiques ( Allemagne, France, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg ) après les deux grandes guerres mondiales.

En 1957 les 6 premières familles ont emménagé dans cet immeuble où  chaque propriétaire  incarne un pays de l’Union Européenne, cette copropriété est gérée par un drôle de syndic au fonctionnement pour le moins original puisqu’il est calqué sur celui de l’Europe de Bruxelles et l’immeuble européen, répertorié UE28 au cadastre de la ville, situé au N°2 de l’avenue de l’Atlantique dans une voie privée et gardée, comme l’ONU ou l’UNESCO.

L’immeuble est gérée en trois parties, la première partie un bien joli endroit, la seconde un immeuble modèle et la troisième partie une drôle de vie. En mettant en scène chaque pays, il est facile de montrer les personnages vivant ensemble sous le même toit et leur concierge chinoise de l’immeuble, Shen Ghen, créant un espace où les propriétaires laissent en permanence leur porte ouverte pour faciliter la distribution du courrier.

La construction d’un avenir commun à tous les pays européens s’est réalisée en plusieurs étapes, du lendemain de la Seconde guerre mondiale à nos jours. De six pays fondateurs en 1957, la communauté européenne s’est peu à peu agrandie pour compter 28 membres aujourd’hui où le Royaume-Uni est sur le point de quitter le bâtiment européen, car il estime les progrès du système d’évaluation économique très faible.

Les six pays ont fondé la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA), à l’origine de l’Union européenne qui est passée à neuf, à dix, à douze puis à quinze dans un premier temps, ces états sont traditionnellement considérés comme étant les anciens pays membres de l’Union européenne. A ce jour, l’UE est passée de 6 pays en 1957 à 28 en connaissant 7 vagues d’adhésion de nouveaux pays, communément appelées “élargissements”.

En 2004, 10 pays sont entrés dans l’UE (la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, Malte et Chypre), rejoints en 2007 par la Roumanie et la Bulgarie, puis en 2013 par la Croatie.

Aujourd’hui, l’Union européenne se compose de 28 Etats membres, représentant plus de 500 millions d’Européens mais suite au référendum au Royaume Uni le 23 juin 2016 en faveur du Brexit,  elle devrait se retrouver à 27 mais la date du départ de la Grande Bretagne n’est pas encore déterminée à ce jour.

Au cours des années 50, le Royaume-Uni s’était tenu à l’écart de toutes les tentatives d’intégration européenne susceptibles de remettre en cause sa souveraineté, ses rapports avec son ancien Empire et sa relation privilégiée avec les Etats-Unis. Mais durant les années 60, les Britanniques réorientent leur politique étrangère vers une Europe continentale de plus en plus prospère.

En 1971, après deux refus de la France, qui redoute un affaiblissement des Communautés, le Royaume-Uni voit s’ouvrir les portes du marché commun. Il y est officiellement admis le 1er janvier 1973, en compagnie de l’Irlande et du Danemark. Les Communautés (CECA, CEE, CEEA) passent ainsi de 6 à 9 membres.

LE SYNDIC: ” un livre au ton satirique écrit par l’auteur Gonzague DEJOUANY “transforme chaque pays en véritables personnes, en commençant par l’établissement des unions européennes par les six premiers pays, à travers une belle description satirique et caricaturale; ” Au numèro 2 donc, l’immeuble atypique de la rue, construit en 1957 par la fameuse agence d’architectes à la réputation mondiale, MONNET, SCHUMAN, et référencé parcelle N° C.E.C.A. au cadastre de la ville. Jean MONNET et Robert SCHUMAN, les deux architectes associés, jouaient leur carrière sur ce projet. Ils ne sont pas les seuls sur le grill, car on a  simplifié pour des raisons commerciales le nom à rallonges de leur agence d’architectes qui s’intitule au grand complet: Cabinet MONNET, SCHUMAN, ADENAUER, SPAAK, de GASPERI, BECH ET BEYEN.”

En remplaçant chaque pays par ses représentants, il transforme l’image de chaque État en un personnage racontant le lancement de l’Europe à travers un sarcasme caricaturale et facilitant la compréhension de tous les lecteurs.

L’immeuble a changé depuis son inauguration en 1957, année où emménagèrent les 6 premières familles. Ces fondateurs, les hommes, les Von und Zu Viel (que l’on peut traduire par les « Too much »), les Forzza, les Polder, les Van der Union et le Dr Holding ont dû faire de la place à de nouveaux voisins jusqu’au petit dernier, Ante Novoric, un Croate, récemment arrivé en 2013.

L’auteur, décrit comment le nom du bâtiment a été modifié lors de l’installation de chaque nouveau locataire, de C.E.C.A. en CE (Communauté européenne) enfin en l’UE (Union européenne); “Les occupants ont tous voulu changer le nom pour en trouver un plus conforme à leur nouveau standing et à leur image et ont tous opté pour CE. (…) “Mais comme ça change tout le temps, pas facile de suivre. CE, pas très sexy non plus pour un aussi bel immeuble.” (…) ” C’est important de connaitre la trame historique d’un bâtiment avant une intervention, les différentes évolutions peuvent avoir modifié en profondeur la structure même de l’immeuble. Comme à son habitude, le syndic a encore voté pour un énième changement de nom en 2013, car il y a aujourd’hui dans l’immeuble 28 copropriétaires, en tout état de cause, 28 appartements sur huit étages, disons plutôt 7 étages et demi. Pour fêter ce chiffre et cette belle évolution depuis l’origine, les habitants se sont mis finalement d’accord sur UE28 qui n’est autre que le numéro réactualisé de la parcelle au cadastre municipal.”

Et pourtant, l’auteur nous amuse, par un léger récit de la chancelière allemande Angela, perçue par les voisins comme une reine de l’immeuble quand ils lui parlent, un peu comme l’anglais quand ils parlent de la reine.

“Elle est tellement connue et respectée dans l’immeuble qu’on n’utilise rarement son prénom quand on parle d’elle: on dit tout simplement “elle”. Un peu comme en Angleterre avec la Reine.” (…) Tout d’abord, ce couple d’Allemands, Konrad et Angela  Von und Zu Viel, sont parmi les plus vieux  propriétaires avec leur fils, Karl-Otto.”

Gonzague DEJOUANY,  parvient à intervenir dans un dialogue avec la concierge de l’immeuble, afin de présenter un nouveau projet établissant le niveau économique et durable de l’environnement par rapport au système écologique, en faisant une introduction extrêmement simple, en observant à quel point la gardienne, d’origine asiatique, a peur de perdre les piliers économiques de la technologie moderne, elle souhaite voir ce que le projet propose afin de faciliter la copie. En fait, la gardienne  ne connaît pas le système durable de l’environnement, mais est très intéressée.

Un paragraphe du livre “Le Syndic” montre comment la Chine souhaite conclure un accord économique mondial et parvient à s’installer facilement dans l’Union européenne;

“Gonzague DEJOUANY: -Oui, j’ai une mission signée par la Mairie et je dois établir un plan pour rendre cet immeuble plus moderne.

Shen Ghen: – C’est-à-dire?

GD: – Je dois digitaliser le bâtiment, voir comment on peut y installer de l’intelligence artificielle et le rendre aussi durable que possible.

SG: – De l’intelligence vous dites? Bonne idée, cette maison en aurai bien besoin! Et durable j’espère qu’elle le sera, durable. (…)

SG: – Ah! Mais pour ça, je crois qu’on a largement ce qu’il faut aussi. Je veux dire le côté très artificielle. (…) Je suis chinoise (…).

Dans le deuxième chapitre, les auteurs parviennent à décrire la modernité du bâtiment, en essayant de décrire l’importance des 28 habitants de l’UE et leur rôle pour les citoyens des 28 pays.

La question est de notoriété publique de lorsque réaliser des intérêts communs sur les 28 pays.

En parcourant chaque sous-chapitre, nous trouvons des explications communes sous un intérêt européen, connu pour la libre circulation, le droit de vivre, mais aussi certaines règles où il n’y a pas d’intervention dans chacun d’eux (chaque appartement) comme on le pense, chacun dans son appartement décide comme il veut selon une loi qu’il respecte conformément à la législation de l’État membre.

Essayer de comprendre exactement certains accords, respecter les relations extérieures, le commerce et les échanges internationaux, les droits de l’Homme en France ou l’égalité de vie sont des points communs pour l’UE-28.

Une drôle de vie est la partie 3 du livre où on découvre une tortilla volante, d’accord mais aussi des refus ou abandon, par exemple le Brexit un véritable différend entre l’Angleterre et l’Union européenne, mais aussi un malentendu entre les citoyens anglais et le gouvernement, une occasion de fusionner un humour sarcastique ou même de nombreuses explications humoristiques.

Une pilule qui passe mal, pas facile à avaler, à force d’essayer de déglutir pour l’ingérer, est devenue un véritable désastre avec de nombreux effets indésirables liés au stress, pour ceux si nombreux qui ont servi de cobayes lors de la campagne… si vous suivez bien, s’agit donc de la fusion du Brexit et du Brexin (pour et contre) de quitter l’UE.

Après les problèmes  quotidiens plus ou moins importants, le choix d’un nouveau moteur de recherche qui “ne confond pas vie privée et place publique payante”, apporte des éclaircissements dans la rubrique actualité d’UE28,  sur des événements importants derrière la place de la Méditerranée, dans la banlieue sud de la ville où les trafics en tous genre ont amené  une guerre des gangs qui jusqu’à l’arrivée de DECH (nom tiré du lieu de leur origine, la déchetterie), nouvelle bande très violente,  gardait un équilibre relatif. Suite à l’insécurité grandissante et la misère des peuples liées aux affrontements, l’immeuble EU28 devient un refuge, idéal pour des générations de pauvres gens qui tentent d’y entrer après bien des souffrances provoquées par des accidents de voiture ou de bus utilisés par les mafias….

“À l’origine de cet embrasement, une lutte sans merci entre gangs rivaux pour mettre la main sur le quartier et profiter d’un monopole de trafics en tout genres: drogue, trafic d’êtres humains, prostitution, armes. (…) La police et les services judiciaires n’ont jamais eu affaire à des criminels aussi extrémistes et incontrôlables. Plusieurs prises d’otages eu lieu, ces gens sont de véritables kamikazes venus d’un autre temps. (…) Suite à la montée croissante de l’insécurité dans la ville et de la misère qui frappe tous ces pauvres gens, l’UE28, quand elle n’est pas la proie des gangs, fait figure de refuge idéal  et d’Eldorado pour une génération entière. (…) Pour tous ces malheureux, l’EU28 EST DEVENU LE LIEU À ATTEINDRE À N’IMPORTE QUEL PRIX.”

Ce livre est une véritable œuvre littéraire de style satirique, mais s’appuie également sur un thème économique ayant fait ses preuves au cours des 60 années d’existence de la construction de l’Union européenne, mais aussi sur les échecs et les problèmes quotidiens vécus au cours de ces années.
Par exemple, nous pouvons voir la demande d’adhésion de la Turquie, la volonté d’intégration des pays de l’Europe de l’Est, le système économique grec, ou même les affrontements de l’émigration vers la Méditerranée, ainsi que les vagues d’attentats subies pendant ces années de construction.

Ayant fait des études supérieures en économie en Allemagne et des études supérieures de commerce à Paris, Gonzague DEJOUANY a exercé la plupart de ses fonctions professionnelles dans la zone germanophone (Allemagne, Suisse, Autriche).
Chargé de mission pour Veolia Propreté, il devient ensuite CEO de Veolia Environnement pour la Suisse et l’Autriche en 2007, avant de devenir CEO d’EDF Allemagne et de rejoindre Berlin en 2011.
Européen convaincu, Gonzague DEJOUANY est profondément convaincu du rôle essentiel de l’Allemagne et de la France pour l’avenir de l’Europe, mais dans un esprit de renouvellement en phase avec ce nouveau siècle.
Sa volonté de participer à la relation franco-allemande au quotidien le pousse à s’engager dans le Club des Affaires de Berlin, qu’il transforme en « Cercle Economique Franco-Allemand », en assumant sa Présidence de 2012 à 2016.
Aujourd´hui, Gonzague Dejounany est Président de The Nesting Company, expert des activités cross border franco-allemandes et Président du nouveau mouvement citoyen franco-allemand, “Ensemble”.

Afin de pouvoir comprendre ce livre de manière satirique, il est bon de savoir ce qui se cache derrière . Recommander le livre “Le Syndic” est un hommage à la carrière de l’auteur et à ses interprétations.

Expert en nouvelles technologies urbaines et particulièrement impliqué dans les relations franco-allemandes, Gonzague Dejouany a écrit cette véritable saga européenne pour crier son attachement à ce continent et à la construction européenne, un jardin en perpétuel chantier.

“Le grand tort de l’Union Européenne est de croire qu’elle est l’Europe…” – Gonzague Dejounany

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