Le Musée Balenciaga de Getaria au Pays basque espagnol

A quelques encablures de Saint Sébastien se trouve le très beau village de Getaria, ancien port baleinier mais aussi lieu de naissance, en 1895 de Cristóbal Balenciaga, le célèbre couturier basque.

Il commençe son apprentissage en tant que tailleur dans les meilleurs établissements de Saint Sébastien, Casa Gomez, New England, Grands Magasins Au Louvre, et devient rapidement ” chef d’atelier de confection pour dames “.

Il ouvre à Saint Sébastien, alors résidence d’été de la Cour d’Espagne, sa propre maison de haute couture.
La Reine Marie-Christine et l’Infante Isabelle-Alphonsine deviennent ses clientes, bientôt suivies par d’autres dames de la famille royale et de la Cour.
Quand la Guerre civile éclate en Espagne, il se réfugie à Paris, cessant provisoirement l’activité de ses maisons de Saint Sébastien, Madrid et Barcelone.

En août 1936, il présente sa 1ère collection de haute couture Avenue Georges V à Paris, collection influencée par l’historicisme avec des réminiscences de la mode du XVIIe siècle et du Second Empire.
Succès foudroyant de ses robes “Infante”.

En 1947, il lance une activité parfums avec “Le Dix”.
Durant les années 50, il transforme totalement la silhouette féminine. Ses créations s’inspirent de la Renaissance espagnole. Il crée la ligne tonneau, la robe tunique, la robe sac, la robe Baby Doll … Il utilise de nouveaux textiles comme le cracknyl ou le gazar qui lui permettent de réaliser des exploits de haute couture.

Marlène Dietrich, Ginger Rocers, Elisabeth Taylor, Ava Gardner, s’habillent en Balenciaga.
Son style classique et épuré séduit la future Reine de Belgique, la Duchesse de Windsor et Grace Kelly.
Il a influencé Emmanuel Ungaro, Hubert de Givenchy, André Courrèges. Gabrielle Chanel l’encensait et Christian Dior le surnommait “notre maître à tous”.

Ses créations aux lignes pures et fluides alliaient sobriété et audace des couleurs, notamment dans ses boléros brodés. Il a initié la ligne semi-ajustée.
En 1968, il se retire et ferme toutes ses boutiques qui seront reprises par ses neveux à son décès en 1972.

Il dessinera encore les uniformes des hôtesses d’Air France.
La marque appartient de nos jours à une holding française.
“Un bon couturier doit être architecte pour la forme, peintre pour la couleur, musicien pour l’harmonie et philosophe pour la mesure”, disait-il.