La Fête indienne des Lumières dite « Diwali » s’est déroulée dans les salons de l’Hôtel de Ville le 27 octobre

GÉRARD CROSSAY

Après la Nuit du Ramadan, la Ville de Paris accueille pour la deuxième fois la Fête Hindoue de « Diwali » ou Fête des Lumières dans sa traduction littérale, dans le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville.

Cette fête est l’une des plus populaires en Inde, à l’occasion de laquelle on s’offre des cadeaux et tire des pétards et des feux d’artifice.
Durant 5 jours, elle est célébrée dans le nord du pays, au Népal, à Singapour, en Malaisie, en Afrique du Sud, mais aussi Outre-Mer, à la Réunion, aux Antilles et en Guyane.

C’est une fête religieuse de tradition hindoue, sikh et jaïn. Les Hindous célèbrent le retour de Rama à Ayodhya. Ses habitants avaient alors éclairé les rues où passait le roi avec des lampes.

Le 3ème jour est dédié au culte de la déesse Lakshmi, à laquelle on adresse des prières ainsi qu’à Ganesh, le dieu à tête d’éléphant. Les femmes nettoient toute la maison, décorée de fleurs et de « diyas » (lampes à huile) et préparent un somptueux repas. Sur le seuil, elles dessinnent avec de la poudre colorée des « rangolis » (dessins de bienvenue) et allument les petites lampes pour guider les pas de la déesse vers leur demeure afin qu’elle y répande ses bénédictions.

La lumière représente la connaissance et le triomphe du Bien sur le Mal.
Après un court discours prononcé par l’avocat et adjoint au maire de Paris en charge des relations internationales et de la francophonie, Patrick Klugman, les festivités se sont succédées.

Des artistes ont animé le spectacle : la troupe Andhranatyam (danse pratiquée par des danseurs de temple et qui présentait cette danse pour la première fois en France), Shiamak Davar London Dance Team (danse rythmée chère à Bollywood), et l’artiste Nitish Bharti, conteur d’animation de sable indien.

La loi de 1905 ayant institué la séparation de l’église et de l’état et excluant tout financement public des cultes, la tenue de cette fête à connotation religieuse pouvait poser problème dans sa conformité à la laïcité. La Mairie de Paris considère que cette fête n’est pas religieuse mais « culturelle » et souhaite faire preuve d’oecuménisme.

Des fêtes chrétiennes seront peut-être bientôt organisées sous les dorures des salons de l’Hôtel de Ville.

 

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