La dame de fer de la Roumanie deviendra le produit fini de la justice européenne…

Depuis 2013, elle a entamé des poursuites contre plusieurs milliers d’élus, si bien qu’elle est apparue comme la femme à abattre. Le pouvoir socialiste, qui préside actuellement l’Union européenne, a finalement obtenu sa destitution en juillet dernier. Elle est redevenue simple “procureure” au sein du ministère public. Des enquêtes pour “abus de pouvoir “, “corruption” et “parjure” ont été ouvertes contre elle à Bucarest… Le ministre roumain de la Justice a du reste adressé à ses 27 homologues une missive visant à dénigrer la candidature de sa compatriote.”

Laura Codruta Kovesi, devenue un symbole de la lutte anticorruption dans son pays, a remporté 26 votes pour diriger le futur Parquet européen, lors d’un vote à bulletin secret en Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE).

La commission du contrôle budgétaire du Parlement européen (CONT) a voté mardi soir pour le candidat préféré au poste de procureur général du Parquet européen.

Laura Codruta Kovesi (Roumanie) occupe la première place avec 12 voix, Jean-François Bohnert (France) est deuxième avec 11 voix et Andres Ritter (Allemagne) a obtenu une voix, ce mercredi l’histoire se répétait, “Kovesi, Bohnert et Ritter”.

C’est la troisième victoire de la Roumanie, après celle de la commission spécialisée, composée de 12 experts en justice. Ce comité technique a désigné les trois finalistes dans l’ordre des scores: 1. Kovesi; 2. Bohnert; 3. Ritter, ce mardi et les votes de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE), ce mercredi.

Laura Codruta Kovesi (Roumanie) occupe la première place avec 26 voix, Jean-François Bohnert (France) est deuxième avec 22 voix et Andres Ritter (Allemagne) a obtenu une voix.

Le vote au sein de la commission LIBE, une commission plus large de 60 membres. Ce vote comptera énormément pour la nomination du Procureur européen.
Par la suite, la commission LIBE du Parlement européen négociera avec le Conseil de l’UE du COREPER jusqu’à ce qu’ils se mettent d’accord sur le vainqueur.

Il s’agit de désigner le premier procureur du parquet européen chargé, à partir de fin 2020, de lutter contre “la grande criminalité transfrontière portant atteinte au budget de l’UE”, selon la définition officielle. Le gendarme de la corruption de l’Europe.

Si les négociations entre le Conseil et le Parlement européen s’annoncent compliquées pour s’accorder sur un même candidat, Mme Kovesi inflige ainsi une humiliation au Parti social-démocrate (PSD) au pouvoir à Bucarest, qui l’avait écartée de sa fonction de cheffe du Parquet anticorruption roumain (DNA) et qui mène depuis des semaines une campagne pour la discréditer. Une attitude qui a choqué sur la scène européenne, alors que la Roumanie assume la présidence de l’Union européenne.

“Le nombre de courriels que je reçois pour salir Laura Codruta Kovesi est incroyable”, s’était notamment indignée mardi, l’eurodéputée écologiste Judith Sargentini, des Verts. Certains emails envoyés à plusieurs membres de la Commission LIBE, renvoient aux nombreuses guerres juridiques que le PSD a démarrées contre Mme Kovesi pour semer le doute sur son intégrité, selon La Libre.be.

Et pourtant, Laura Codruta Kovesi a convaincu seule, contre le gouvernement de son propre pays.

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