Journée mondiale pour le refus de la misère

Véronique YANG

Chaque année, la journée pour le refus de la misère se tient le 17 octobre à travers le monde.

Reconnue en 1992 par les Nations Unies, cette journée mondiale contre la misère a été créée par Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde, qui eut l’idée de rassembler en 1987 des milliers de personnes  (environ 100 000)  sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris  afin de faire entendre les voix des plus démunis et contribuer à mobiliser les citoyens. Pour ses 30 ans,

Cette journée permet de dénoncer les inégalités et permet à chacun d’essayer de trouver une solution pour venir en aide aux plus pauvres en cette période difficile. Depuis 1987, chaque 17 octobre  les plus pauvres et tous ceux qui refusent la misère et l’exclusion se rassemblent dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement pour que la dignité et la liberté de tous soient respectées. Selon l’Insee, un enfant sur cinq (3 millions) vit sous le seuil de la pauvreté . En 2016,  c’ait le cas de 9 millions de personnes.

En France, à l’occasion de la 30e Journée mondiale du refus de la misère et de la pauvreté, le président de la république a annoncé le coup d’envoi d’une opération qui ciblera en priorité enfants et jeunes démunis. Le président a aussi donné le coup d’envoi d’une concertation avec les associations qui doit déboucher vers mars-avril sur un plan d’action. Par ailleurs, la ministre des solidarités, Agnès Buzyn les rassurées en précisant la collaboration des ministères du logement, de l’éducation nationale, du travail et de la formation ainsi que des initiatives locales comme à Paris où se tiendra le comité de la pauvreté le 18 octobre .

D’autres domaines sont aussi ciblés dont l’accompagnement des 16-25 ans avec l ” l’accès aux droits” déjà entrepris lors du précédent quinquennat, la politique du logement après la baisse des APL pour les étudiants en particulier, le niveau des minimas sociaux après les revalorisations annoncées du  minimum vieillesse,  de l’allocation pour adultes handicapés et de la prime d’activité, il n’y a “rien sur le RSA”. Côté santé, une contribution à la stratégie nationale de santé a été élaborée. La ministre des Solidarités et de la Santé a lancé une concertation nationale en vue de l’adoption de ce projet avant la fin de l’année. Celle-ci définira les domaines d’action prioritaires de la politique du gouvernement en matière de santé ainsi que les principaux objectifs d’amélioration de la santé et de la protection sociale contre la maladie pour les cinq prochaines années. Dans ce contexte, le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale a transmis une contribution écrite le 5 octobre dernier.

Pour lutter contre la pauvreté, les associations unissent leurs efforts, des “Restos du Coeur” à Emmaus en passant par ATD Quart Monde pour s’attaquer aux causes et aux conséquences de ces situations. Des programmes se développent à travers le monde, des ambassadrices et ambassadeurs célèbres y  contribuent au développement.

L’élimination de la pauvreté est liée au développement du tourisme durable et l’investissement des cultures et  de l’écotourisme comme moyen d’assurer la croissance économique, de réduire les inégalités et d’améliorer les conditions de vie dans les pays en développement. Une majorité de pays participent à des initiatives de coopération et certains états ont émis le souhait que les institutions régionales et internationales accordent en priorité un appui suffisant, tant financier que technique, aux programmes et aux projets concernant l’écotourisme. La proposition faite aux gouvernements permet donc aux communautés de préserver les connaissances et le savoir-faire.

Aujourd’hui plus de neuf millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, elle touche de plus en plus d’enfants, de familles monoparentales et de plus en plus de jeunes même s’il ne faut pas négliger les autres.

Dire non à la misère c’est aussi l’économie durable et solidaire, la lutte contre le gaspillage et la réutilisation des denrées récupérées en fin de marchés et dans les supermarchés afin de les redistribuer aux associations qui les transforment et les redonnent lors de maraudes aux plus démunis et sdf.

 

 

 

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