JEP à Lyon: Notre -Dame de Fourvière, la basilique qui surplombe la ville

Le patrimoine religieux de la ville du Vieux Lyon comporte de nombreux édifices religieux dont la Basilique Notre-Dame de Fourvière  construite en 1872 pour les catholiques, tout comme l’Eglise St Georges (également l’oeuvre de Pierre Bossan),  paroisse catholique traditionnelle où les messes sont dites en latin; le Temple du Change construit en 1880 pour les protestants; la Grande Mosquée inaugurée en 1994; la Grande Synagogue bâtie en 1863 ou encore le Bateau Chapelle Le Lien, chapelle des mariniers inaugurée en mai 1998 lors du Pardon des Mariniers qui  a lieu tous les ans le dernier dimanche de mai, elle accueille tous ceux qui veulent mieux connaître la vie batelière. La pagode Thien Minh, construite en 1985 grâce à la communauté vietnamienne se trouve à Ste Foy-les-Lyon et est réservée à la communauté bouddhiste.

Située sur la colline de Fourvière dont le nom est issu du latin “Forum vetus” (vieux forum), lieu choisi par les romains pour la fondation de Lyon en 43 avant J.-C,  la Basilique Notre-Dame de Fourvière, érigée  sur l’emplacement de la Chapelle St Thomas construite en 1168 est l’un des monuments les plus connus de la ville de Lyon.  Classée au  patrimoine mondial de l’UNESCO et référencée premier site touristique de la région Rhône-Alpes Auvergne, elle se distingue par son apparence de citadelle à l’extérieur et ses mosaiques retraçant l’histoire de la Vierge, ses vitraux et ses marbres à l’intérieur. La crypte, dédiée à St-Joseph abrite une statue de “St-Joseph à l’Enfant” de Fabish et des vitraux de Bégule reprenant les symboles de l’Eucharistie. A droite de la basilique, une chapelle dédiée à la Vierge, construite au XIIème siècle reste le cœur historique et religieux. Fondée en 1192, démolie en partie en 1562 au cours des Guerres de Religion, puis reconstruite, ses murs se parent dès la fin du XVIIème siècle d’ex-voto peints sur toile. A quelques mètres de là la Chapelle  St Thomas dédiée à St Thomas de Canterbury mort en martyre en 1170, est un lieu de prières et d’adoration du St Sacrement.

Construite à la fin du XIXème siècle selon une architecture néogothique, la basilique est dédiée à la Vierge Marie; on y attribue d’ailleurs des légendes qui reposeraient sur des voeux faits à Notre-Dame de Fourvière comme celui d’Anne d’Autriche, qui ne parvenait pas à avoir d’enfant et dont la prière fut exhaussée. Son mari, Louis XIII décida alors de consacrer le royaume de France à la Sainte Vierge. On dit aussi qu’elle aurait protégé la ville contre la peste en 1642  grâce au don d’un immense cierge et d’un écu d’or fait par les Échevins et les marchands qui stoppa la propagation de la maladie 20 jours plus tard.

Suite à une promesse faite par les lyonnais à leur archevêque, Mgr de Denouilhac, de faire bâtir une basilique dédiée à la Vierge si la ville était épargnée par les Prussiens,  la construction, contemporaine à celle du Sacré- Coeur et de Notre-Dame- de -la -Garde débuta en 1872 par l’architecte lyonnais Pierre Bossan puis son disciple Louis Ste Marie Perrin qui lui succéda après son décès en 1888.

Bien qu’inaugurée en décembre 1896 (la date du 8 septembre reportée à celle de la “Fête de l’Immaculée Conception” le 8 décembre suite à des intempéries  donna naissance à la “Fête des Lumières”), les travaux ne s’achèveront qu’après la seconde guerre mondiale. Une statue de Jean-Paul II (3,05 m de haut) en bronze d’ Elisabeth Cibot, bénissant la ville lors de sa venue à Lyon en Octobre 1986, fut érigée le 4 octobre 2011 sur le parvis de la basilique. La basilique mesure 86 m de long sur 35 m de large; sa hauteur en haut des tours atteint  48 m, son orgue a été construit en 1896 par Michel Merklin et restauré un siècle plus tard. A quelques mètres de la basilique, on remarque la présence d’une petite Tour-Eiffel construite par les anti-calotins qui se sont cotisés afin de montrer leur opposition.

Mélange d’art byzantin, gothique, roman, comportant des éléments architecturaux de dix siècles, elle évoque St- Jacques- de- Compostelle…Ses murailles crénelées pourvues de mâchicoulis évoquent un édifice médiéval tout comme ses 4 tours d’angle octogonales  faisant penser aux 4 pattes d’un pachyderme, d’où le surnom d’éléphant renversé.. Une statue de la Vierge réalisée par Joseph-Hugues Fabisch surplombe l’édifice, dominé par une coupole posée sur le clocher composé de 3 étages (un premier étage médiéval posé sur une base carrée surmonté de 2 étages dont le troisième est de plan octogonal.

Pour les visiteurs, 2 moyens s’offrent à eux pour s’y rendre, en “ficelle” (nom donné aux funiculaires de Lyon dont 3 d’entre eux ont disparu, parmi lesquels celui de la Croix Rousse). Il dépose devant la basilique les touristes et les jeunes musiciens qui étudient au Conservatoire de musique situé en haut de la colline. L’autre  “ficelle” encore existante est celle de St-Just qui conduit aux Théâtres Romains et est très utilisée durant le Festival.

Pour les plus sportifs, un chemin à pied par le Jardin du Rosaire en empruntant les escaliers de la montée des Chazeaux près de l’école d’ingénieurs ECAM de Lyon. Après une statue de Jésus, une allée avec les stations du Chemin de la Croix permet d’accéder à une plateforme faisant découvrir un panorama sur la ville dont la cathédrale St Jean, la place Bellecour, la Saône et le Rhône et le toit demi cylindrique de l’Opéra que les Lyonnais ont surnommé “Le Tonneau” depuis la rénovation.

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