Gay Pride 2019 à Paris: une signification particulière pour le 50e anniversaire des émeutes de Stonewall et le combat pour la Procréation médicalement assistée (PMA)

Cette année, la Marche des fiertés à Paris coïncide avec le 50e anniversaire des émeutes de Stonewall, événement fondateur du mouvement LGBTQI+. Tous les ans, des hommes et des femmes descendent dans la rue pour prolonger ce qui est né au Stonewall Inn, le 28 juin 1969.

La 41e édition de la Marche des Fiertés a réuni samedi des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Paris, pour défendre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, annoncée récemment par le gouvernement après de nombreuses tergiversations.

Le combat pour la Procréation médicalement assistée (PMA) a été choisi cette année comme thème de la Marche des Fiertés par son organisatrice, l’Interassociative-Lesbienne, Gaie, bi et trans, Inter-LGBT. Il s’agit de maintenir la pression alors que la PMA ouverte à toutes les femmes doit figurer dans le projet de loi de bioéthique présenté en juillet avant un examen au Parlement à l’automne.

Boulevard du Montparnasse, la foule multicolore cuit sur le bitume. Pendant plus de trois heures, le défilé, joyeux, combatif, s’est étiré jusqu’à la place de la République.

L’Inter-LGBT attendait jusqu’à 500 000 personnes. La canicule ne semble pas avoir découragé grand monde. Des clameurs de joie s’élèvent quand, en différents points du parcours, les pompiers arrosent la foule.

Cette année 2019, l’événement revêt une signification cruciale, revenant à l’origine des Marches des fiertés organisées à travers le monde. Car ce mois de juin, les communautés LGBTQI+ commémorent le cinquantenaire des émeutes de Stonewall, des manifestations violemment réprimées par la police de New-York dans la nuit du 28 au 29 juin 1969, en réaction à un raid des autorités dans un bar fréquenté par les homosexuels de la ville, le Stonewall Inn.

Pour marquer l’anniversaire de cet événement déterminant pour la lutte contre l’homophobie, la mobilisation et la visibilité des communautés LGBTQI+, de nombreuses célébrations et gestes solidaires ont eu lieu depuis le début du mois, en particulier aux États-Unis. La police new-yorkaise a notamment reconnu sa responsabilité dans les violences commises à l’encontre des homosexuels à cette période.

Le défilé éait organisé autour du mot d’ordre “Filiation, PMA : marre des lois a minima !”, et parrainé, entre autres, par Marianne James.
Les participants ont marché dans la capitale sur un parcours de plus de 5 kilomètres, sous une chaleur suffocante pour finir Place de la République où des hommages ont été rendus  avant le grand concert gratuit.

La vedette mise à l’honneur cette année: Bilal Hassani, le jeune candidat représentant la France à l’Eurovision 2019 élu personnalité LGBTQI+ de l’année, suivi de la chorale du Rosa Bonheur, Ssion, Sônge, Louisahhh, Léonie Pernet, Barbi(e)turix, Wakanda, Gang Bambi, Yolande Do Brasil et la batucada rose de Paris.

Une hommage particulier de trois minutes de silence au beau milieu de la Marche a été rendu en mémoire aux victimes du sida dans le monde. La lutte et la prévention contre le virus ont été donc abordés par les organisateurs au cours de ce moment solennel.

Mercredi 19 juin, la maire de Paris, Anne Hidalgo inaugurait une plaque commémorative en hommage à Gilbert Baker, artiste américain créateur du drapeau des Fiertés ainsi que 3 places dans le 4e arrondissement, Place des émeutes de Stonewall dédiée aux victimes des émeutes de 1969, Place Ovida Delect, transgenre torturée par la Gestapo et Place Harvey Milk, premier homme politique américain ouvertement homosexuel à détenir un mandat électoral,  mais aussi la Rue Pierre Seel, déporté homosexuel.

Cette édition 2019 de la Marche des fiertés a regroupé 67 associations membres.

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