Démonstration de Shibari et concert de Julia Palombe au Taken-Club

Véronique YANG

Performance aux cordes, au corps, aux textes et à l’abandon dans une création de Shibari avec les gestes précis de Sixtine et Armony au Taken-Club, puis concert de Julia Palombe accompagnée par son guitariste Sergio Leonardi.

Julia Palombe a chanté couchée au Taken,  Club Libertin, voilà quel était le programme de la soirée au Taken Club qui pour l’occasion s’était un peu assagi, le 17 janvier dernier. La très élégante soirée était ouverte à un public averti dont certains mécènes. Tous devaient suivre le dress code noir et chic.

C’est avec quelques mises en bouche salées et sucrées (fleurs de foie gras, madeleines, pop cors dans différentes versions…) que les convives ont été accueillis par les « maitresses » et « maîtres » des lieux et au fil des dédales et alcoves. Avant de découvrir le grand lit qui accueillait Julia Palombe, une création de Shibari brûlante (art ancestral japonais qui consiste à attacher et suspendre des personnes généralement nues à l’aide d’une corde) était proposée par Sixtine et Armony. On se retrouvait dans l’ambiance de la « Nuit Démonia ».

Alors qu’elle vient de sortir son nouvel album très rock « Nouvelle Eve », Julia Palombe, chanteuse, danseuse et auteure (Au lit Citoyens où elle dénonce la « mal baise »), vêtue de façon très transparente accompagnée de son guitariste acoustique Serge Léonardi a proposé sur un lit son récital saluant avec humour et sexe- appeal la féminité et le féminisme qui inclut aussi les hommes. Ce fut pour elle l’occasion de fêter la nouvelle année 2018, année du Clit comme elle la nomme et de montrer son goût du burlesque dont elle s’inspire.

Avant et après le show, Steeve Brunet a chuchoté des textes l’animatrice be la radio bruxelloise « Radio Pink » donnait la possibilité à ceux qui le voulaient d’être acteur du Verrou grâce au studio volant de Lora. La chanteuse et comédienne Pessoa a surpris le public par sa lecture suave.

La soirée s’est terminée sous une musique suave, sexy et endiablée au son de  Mister Hat, Guesch Patti  « Etienne »ou 20 Fingers (« dont’ want no short dick man). Avant de partir, il ne fallait pas oublier d’inscrire ses fantasmes sur l’arbre à vœux.

 

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