Cheerleading au Gay Games Paris 2018

Le Cheerleading est une compétition sportive à la base américaine qui regroupe danse, acrobatie, gymnastique et chant.

Le cheerleading est apparu fin du 19è siècle autour des années 1880  dans les universités pour hommes du nord-est des États-Unis.  Pratiqué à l’origine par des hommes blancs, il servait à encourager les équipes sportives dont celles de footvball américain. Afin d’éviter  l’agressivité et des bagarres, les joueurs remplaçants ont décidé de lancer des encouragements et des slogans depuis les bancs de touche, pour la première fois à l’université de Princeton. Quelques années plus tard, le principe est introduit à l’université du Minnesota où nait la première “claque sportive” en 1898 qui sera composée de six cheerleders uniquement masculins.

C’est en 1903 que nait la première fraternité de cheerleaders, les Gamma Sigma. Les femmes y feront leur apparition en 1923 En 1934, le club français de sport féminin, le Fémina Sport, comprend une section de 64 “Girls”. Après la fondation de la National Cheerleaders Association en 1948, on comptait 52 femmes au colloque l’année suivante au Texas où sont créés les premiers uniformes spécifiques et le mouvement de danse (herkie du nom du fondateur de la NCA) ainsi que le “Spirit Stick” (bâton témoin). Tout le pays adopte ce nouveau sport, plutôt féminin dans les années 60 dans les écoles secondaires. Le pompom de vinyl sera ajouté en 1965 et des équipes de pom- pom girls professionnelles sont créées par la ligue nationale de football (NFL). Pour la première fois en 1978, la CBS présente un championnat.

Bien que les femmes représentent 97% des cheerleaders, les hommes sont présents pour réaliser certaines figures acrobatiques nécessitant plus de force.

De nos jours,aux Etats-Unis, on compte environ 1,5 millionde cheerleaders rien que dans la division All-Star auquel s’ajoutent les millions des divisions spécifiques aux écoles. Maillon de la culture et du sport américain, cette activité s’est étendue à l’international dont la Belgique, l’Allemagne, l’Australie, la Chine, la Colombie, la France ( les débuts remontent aux années 80 et la discipline fédérée par la FFFA (Fédération Française de Football Américain)  a reçu l’agrément du ministère de la Jeunesse et des Sports en 2008 )  , le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Canada ou les Pays-Bas, qui réunissent plus de 100 000 cheerleaders.

Cette discipline a été retenue dès la première édition des Gay Games en 1982 pour ce qu’elle représente dans la diversité sans exclusivité d’âge ni de sexe (depuis mars 2018, des hommes ont été intégrés à commencer par 2 danseurs chez les Rams de Los Angeles à cette date), mais la mixité existe depuis des décennies chez les LGBT.

Pour la 10ème édition des Gay Games, l’épreuve du cheerleading s’est tenue le 3ème jour au stade Charlety (13è) dès 10h; il était possible d’assister aux échauffements avant les démonstrations qui se sont déroulées à partir de 17h30. Le cheerleading faisait partie des 36 disciplines représentées aux Gay Games 10, elle a rassemblé 130 participants dans des équipes féminines, masculines ou mixtes, la seule condition pour s’inscrire était d’être cheerleader hors Gay Games mais aucune limite d’âge. Chaque prestation de 1à 2mn 30 permettait de se plonger dans l’ambiance des campus américains.

Après les magnifiques prestations, chaque membre des trois premières équipes a reçu une médaille d’or, d’argent ou de bronze.