Célébration des défenseurs des droits humains à travers le monde

Le Sommet Mondial des Défenseurs des Droits Humains 2018 s’est tenu du 29 au 31 octobre 2018 place du Colonel Fabien dans le 19ème arrondissement de Paris, au siège du PCF. La cérémonie de clôture a eu lieu le 31 octobre au Palais de Chaillot.

Ce sommet permet de célébrer les progrès réalisés au cours des 20 dernières année et de se tourner vers les 20 prochaines. D’ici 2038, une nouvelle génération de DDH devrait voir cet événement comme le début d’un paradigme de sécurité et de protection. Il a donc pour vocation de:

  •  rendre hommage à ceux qui sont ciblés par les menaces, violences et obstacles spécifiques auxquels ils sont exposés, tout en faisant progresser les droits humains, le développement durable, la démocratie et l’état de droit.
  •  réitérer l’appel aux États lancé par le Sommet de 1998 pour qu’ils remplissent leurs obligations en vertu du droit international des droits humains, respectent et fassent respecter le droit à la liberté d’action des défenseurs des droits humains  (voir la Déclaration de Paris de 1998), afin de garantir un environnement sûr permettant aux DDH de mener leur travail.
  • Offrir une plateforme pour trouver des solutions face à la situation actuelle, proposer et affirmer des stratégies pour développer l’engagement de divers acteurs sur la reconnaissance et la protection réelle des DDH, y compris un engagement particulier de la communauté des donateurs sur une répartition des ressources plus efficace et plus à même d’avoir de l’impact.
  • Identifier et Promouvoir des  stratégies de campagne et de plaidoyer qui ne visent pas une réponse des institutions, mais qui cherchent à conquérir le soutien de publics plus larges dans les communautés où les DDH travaill

Durant ces 3 jours, séances plénières, de débats, de tables rondes et d‘ateliers se sont succédés avec l’intervention de Défenseurs des Droits Humains dont Stavros Lambrinidis, représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’homme; Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme; Kumi Naidoo, Secrétaire général d’Amnesty International; Michel Forst, rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme. Le sommet a été accompagné d’événements et d’expositions dans la capital.

Le premier Sommet mondial des DDH s’est tenu en 1998, rassemblant à Paris des DDH venus des quatre coins du monde et traçant les grandes lignes des conditions nécessaires à l’application de la Déclaration et au renforcement du travail des défenseurs des droits humains et de la solidarité.  Le but de ce sommet était de montrer aux gouvernements, ONG internationales, organismes donateurs et mécanismes régionaux, les problèmes de sécurité et de protection que rencontrent les DDH. A la suite de cela, les soutiens ont été mis en place autant au niveau international que national et régional;  un espace institutionnel s’est ouvert pour aborder leurs problèmes spécifiques, avec entre autres la création du mandat de Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme. C’est à partir de ce sommet que des institutions, fondations et organisations ont  soutenu le travail des défenseurs

20 ans après, le Sommet mondial des DDH 2018 a été organisé par huit organisations internationales de défense des droits humains, plus de 30 organisations du monde entier y ont travaillé  pour que le Sommet soit pleinement participatif et inclusif et mondial. Il a rassemblé 150 DDH venus des 4 coins de la terre,  de tous âges et d’horizons. De nos jours encore, les droits humains restent bafoués dans les pays  où violence et division sont génératrices de conflits et non respect de la société civile. La présence des DDH un peu partout dans le monde, y compris les régions les plus fermées, a fait avancé les choses et les mentalités. Malheureusement, ces représentants doivent se battre pour avoir défendu la justice contre les attaques, l’intimidation et le harcèlement des forces au pouvoir dans ces pays. Ils sont considérés comme des criminels, terroristes ou encore ennemis du développement.

Cette édition  a aussi été ouverte aux personnes les menacées et exposées aux risques, qu’elles soient marginalisées, d’appartenance à des minorités ethniques comme les indigènes ou religieuses, en proie avec leur identité de genre. Les débats quant à eux ont porté sur les questions sociales, politiques et environnementales; ils sont allés à la rencontre des organisations internationales de défense des droits humains et des représentants de gouvernements nationaux, des Nations unies et du secteur privé afin de débattre des sujets fondamentaux.

A l’issue de cette réunion, il a été décidé d’élaborer un “plan d’action historique” en faveur de la protection et de la promotion du travail des militants et militantes qui se battent pour les droits et de le présenter à l’ONU en décembre. Cette décision est une réponse au nombre croissant  des assassinats  perpétrés presque toujours en toute impunité contre les DDH (pas moins de 312 en 2017, soit 2 fois plus qu’en 2015). Ce plan doit apporter une réponse à ces injustices et soutenir” les défenseurs, tout en leur permettant de poursuivre leur travail sans danger. Pour Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnisty International, “Le niveau de danger auquel sont confrontés les militants de par le monde a atteint un point critique…. Chaque jour, des citoyens ordinaires sont menacés, torturés, emprisonnés et tués en raison de leurs luttes, de leurs croyances ou simplement de leur identité. Il est temps d’agir et de se dresser contre (ce) durcissement de la répression”.

Un gala au Palais de Palais de Chaillot a clôturé le Sommet.
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