ATTENTATS DE PARIS: une «fausse victime» 6 mois de prison ferme

GABRIEL MIHAI

Un homme qui s’était fait passer pour une victime du massacre dans la salle de concerts du Bataclan à Paris, alors qu’il n’y était pas au moment de l’attaque, a été condamné vendredi à six mois de prison ferme.

Ce jeune ambulancier avait raconté avec force détails aux médias, dont l’AFP, ce qu’il disait avoir vécu au Bataclan dans la soirée du 13 novembre 2015, pendant l’attaque d’un commando djihadiste qui avait fait 90 morts.

Selon son récit, il buvait un verre avec deux amis quand il a vu arriver les tireurs. Une «femme enceinte» avait alors «pris les balles qui (lui) étaient destinées», disait-il. Après l’attaque, Cédric R. avait réclamé une indemnisation auprès du Fonds public de soutien aux victimes du terrorisme mais sa requête était restée sans suite, faute de preuves suffisantes.

Intégré aux groupes de survivants des attentats, il s’était fait faire un tatouage – comme de nombreuses autres victimes – qui représentait une Marianne, le symbole de la République française, dressée devant la salle du Bataclan.

Un an après les faits, les enquêteurs s’étaient étonnés qu’il n’ait pas porté plainte et avaient relevé des incohérences dans son récit. Ils avaient démontré, par la téléphonie, qu’il était arrivé au Bataclan plusieurs heures après les attentats.

Cédric 29 ans, a été condamné par le tribunal de Versailles, à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour «tentative d’escroquerie» au détriment du fonds d’aide aux victimes.

Ce n’est pas pour la première fois, au moins sept personnes ont été condamnées pour tentative d’escroquerie ou escroquerie depuis la série d’attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, qui avait fait 130 morts et des centaines de blessés, il y a encore des dizaines de dossiers à instrumentaux pour l’établissement qu’il ne s’agit pas d’une fausse victime d’attentats du 13 novembre 2015, sous enquête.

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