Après le One Planet Summit, c’est le tour G5 Sahel d’avoir son sommet à Paris

GABRIEL MIHAI

Une vingtaine de dirigeants, faisant partie du G5 Sahel, sont venus discuter et renforcer la mobilisation internationale de cette force antijihadiste.

Ce mercredi 13 décembre, une réunion de soutien, à l’initiative d’Emmanuel Macron regroupe une vingtaine de dirigeants qui sont venus discuter du besoin urgent de développer, cette nouvelle force régionale en Afrique pour lutter contre l’insécurité.

Le Président français a déclaré « il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne » s’est urgent de renverser la tendance dans les pays du Sahel, où « les terroristes » ont « enregistré des victoires militaires et symboliques » ces derniers mois.
L’objectif est « d’accroître la mobilisation au profit du G5 Sahel sur les plans militaire, politique et financier », a déclaré l’Elysée.

Les partenaires de la force commune sont également présents, dont des représentants de l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne, la chancelière allemande Angela Merkel, des chefs des gouvernements italien Paolo Gentiloni et belge Charles Michel, l’Arabie saoudite, les Émirats ainsi que les États-Unis y participent également.
C’est pour cette raison que les dirigeants du Niger, Mali, Tchad, Mauritanie et du Burkina notamment ont été conviés au château de La Celle-Saint-Cloud, près de Paris.

La force conjointe du G5 Sahel a été lancée début 2017, elle regroupe cinq pays de la région : le Burkina, la Mauritanie, le Mali, le Niger ainsi que le Tchad. Leurs objectif est de reconquérir et sécuriser les zones où les groupes extrémistes mènent des actions et des attentats, avant de s’évanouir dans l’immense désert sahélien.

Les pays du G5 Sahel sont parmi les plus pauvres du monde, leurs quartier général du G5 Sahel se situe à Sévaré au Mali, et a mené une première opération en octobre, dans la zone des « trois frontières » entre Mali, Niger et Burkina Faso. Si cette opération n’a pu rassembler que 200 à 350 hommes, l’initiative vise à former une force de 5.000 hommes d’ici la mi-2018.

Le défi le plus important à relever désormais est celui du financement, pour les pays du G5 Sahel et sont par conséquent incapables de mobiliser les 250 millions d’euros nécessaires à la force dans un premier temps.

Les contributions internationales reste jusqu’à présent timides, lors du sommet à Paris, l’Union européenne a promis 50 millions d’euros, la France 8 millions et surtout un apport matériel, l’Arabie saoudite a confirmé apporter une contribution de 100 millions de dollars et les Émirats arabes de 30 millions de dollars, les cinq pays fondateurs de la force armée consacre 10 millions d’euros chacun, quant à l’États-Unis ont promis aux cinq pays membres du G5 Sahel une aide bilatérale globale de 60 millions de dollars.

La ministre des Armées Florence Parly précise que au sujet des premiers 250 millions d’euros nécessaires, « le compte n’y est pas encore » mais « qu’on n’en est pas tout à fait loin », « cette réunion sera complétée par un sommet à Bruxelles. C’est un premier tour de table », a-t-elle souligné.

Ce sommet, qui aura lieu en février, pourrait donner un rôle plus important à d’autres pays africains, comme le Sénégal ou l’Algérie, absents au mini-sommet de Paris.

Le Sénégal et l’Algérie, joue un rôle clé dans la région, grâce à ses longues frontières avec la Libye et le Mali.

 

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