A Paris, grande mobilisation en faveur des SDF

Véronique YANG

Alors que nous rentrons dans l’hiver, que la trêve hivernale a été déclarée depuis un mois, la Mairie de Paris s’est mobilisée  avec le Samu Social  pour procéder à l’ouverture d’un nouveau centre d’hébergement d’urgence dédié aux femmes et aux familles sans abris. dans le 12ème.

L’hébergement des sans abris relève de l’état et malheureusement de nombreuses personnes continuent à dormir dans la rue particulièrement dans la capitale. Elles ne sont pas à l’abri des températures (chaudes ou froides), des attaques et du dépit des autres.

Anne Hidalgo a donc lancé un appel à la solidarité et à la mobilisation des associations et acteurs susceptibles de pouvoir  mettre un endroit à la disposition des sans abris, que ce soit des institutions publiques et privées, des bailleurs sociaux ou de simples propriétaires de logements inoccupés.

A l’heure qu’il est, il reste encore 4 familles sur 5 dans la rue, les capacités d’accueil à Paris et dans le Grand Paris sont limitées et passent par le Samu social. Chaque année, la population des sans abris compte de » nombreux morts de la rue »et très souvent dans l’indifférence. Parmi ces « oubliés de la vie », on peut comptabiliser tous ceux qui ne peuvent profiter d’un toit car ils partagent leur vie avec un animal dont ils ne veulent pas se séparer. Ces hommes et femmes ne sont pas les seuls à avoir froid, leurs animaux aussi. Ils aimeraient aussi trouver une structure pour les héberger.

Jeudi 30 novembre, la ville de Paris a décidé d’offrir 90 nouvelles places  disponibles aux femmes  et aux familles, un lieu qui restera ouvert jusqu’au printemps 2019 puis transformé en pension de famille.

Situé dans le 12ème arrondissement au 17 rue de Prague, ce site a té inauguré par Ian Brossat et Dominique Versini,  adjoints de la maire de Paris en charge  de la coordination de la mobilisation parisienne et de la maire du 12ème arrondissement Catherine Baratti-Elbaz. Il rejoint les autres sites ouverts depuis le début de la mandature d’Anne Hidalg0, proposant 2000 places supplémentaires d’hébergement d’urgence dans la capitale. Avec 10 000 places soit 40% de l’ensemble des hébergements collectifs d’Ile de France, Paris propose à tous ceux qu’elle accueille des places d’hébergement  encore insuffisantes par rapport au nombre des demandes.

Le lendemain , le 1er décembre, un premier gymnase dans le 15ème arrondissement rue de la Croix de Nivert a accueilli des hommes seuls sans abris. Il  s’inscrit  dans le cadre du dispositif hivernal prévoyant l’ouverture de 6 gymnases entre décembre et avril et plus encore en cas de très grands froids ainsi que de locaux municipaux.

La mobilisation de chaque gymnase a une durée de trois semaines afin de consolider solidarité et poursuite des activités sportives. Chaque personne accueillie reçoit un kit de toilette, un diner et un petit déjeuner et la possibilité de prendre une douche ainsi qu’une évaluation sociale.

Toujours dans la lignée de la politique de logement des personnes sans abris et pratiquement un an après l’ouverture d’un centre  dans le 16ème arrondissement de Paris, quartier plutôt réservé à une élite parisienne, la mairie de Paris par l’intermédiaire de son représentant  en charge Ian Brossat (PCF) compte ouvrir un second centre considérant que tout s’est bien passé depuis la création du premier malgré les levées de boucliers des habitants du quartier.

Par ailleurs, Anne Hidalgo a lancé un appel à la mobilisation générale par le biais d’ouverture de centre d’hébergement d’urgence dans des bâtiments inoccupés. C’est ainsi qu’elle a dévoilé mercredi 6 décembre un nouveau lieu situé Bastion Bercy dans une ancienne caserne militaire. Le futur centre d’hébergement dont les travaux devraient se terminer cette semaine proposera 300 places mises progressivement à la disposition des femmes, familles er personnes sans abris dès le 11 décembre.

Considérant que de plus en plus de personnes sont dans la rue à la recherche d’un toit pour passer la nuit, des bénévoles s’organisent afin de proposer aux sans abris des repas chauds et d’autres prestations par l’intermédiaire d’associations.

–  Croix Rouge Française (actions de proximité)

-Emmaus Solidarité (hébergement et accompagnement social et du logement d’insertion, maraudes)

-Aurore (réinsertion sociale et professionnelle de personnes en situation d’exclusion, maraudes)

-Les Enfants du canal (maraudes)

-Aux Captifs la Libération (une fois par semaine, à jour et à heure fixes, le soir ou dans la journée pour des tournées-rue ou à la permanence, maraudes)

-Autremonde (lutte contre la précarité et relation avec des personnes isolées et en situation de précarité).

-La mie de Pain  (distribue chaque jour 550 repas chauds et dispose de 6 structures d’hébergement ou d’accueil de jour.

-Le Secours Catholique (équipes mobiles)

-Les Petits Frères des Pauvres (pour les personnes souffrant de solitude, de pauvreté et d’exclusion)

-Le secours Populaire (pour les personnes victimes de la misère et de l’exclusion)

-L’Armée du Salut (écoute et soutien)

-L’Ordre de Malte France (hébergement pour des personnes accompagnées d’un chien)

-Les Restos du Coeur (des camions parcourent la capitale afin de distribuer des repas chauds)

-La protection Civile de Pais (distribution de boisson chaude, de duvets et de couvertures, maraudes)

Des initiatives  solidaires telles celles du Samu Social (115), s’organisent autour des femmes sans abri dont le nombre est en constante croissance, un bus Mobil’douche propose aux sans abris de prendre une douche, le « Carillon un réseau de commerçants à la base dans le 11è puis répartis dans Paris s’ouvre aux SDF.

Avec les conditions climatiques de ce début d’hiver, il est important de faire face au problème du logement des SDF et de trouver des solutions pérennes que ce soit à Paris, dans les métropoles françaises ou quelque soit l’endroit.

 

 

Laisser un commentaire